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JSF, l'adulte surdoué


Témoignages d'adultes doués ou surdoués

anonymes, pêchés ici et là sur le net, dans le seul but de permettre à d'autres de s'y reconnaître.
Quand j'étais enfant, on m'a fait sauter le CE1 parce que j'ai appris à lire très rapidement.

D'aussi loin que remonte mes souvenirs, je me suis ennuyé à l'école. Au début, j'avais de très bons résultats, puis j'ai commencé à ne plus travailler. Je me suis attiré les foudres de mes enseignants. En 4ème, on m'a fait passer des tests psycho-techniques qui m'ont sauvé de la voie de garage dans laquelle, je m'engouffrais. Le directeur de l'école a alors conseillé à mes parents de me faire redoubler ma 3ème parce que j'avais des résultats désastreux qui n'étaient pas du tout en rapport avec le résultat des tests. Cette année là, j'ai passé mes cours à faire tout autre chose qu'écouter les enseignants.

Pendant un cours de Maths, j'ai découvert et démontré que la somme des n premiers entiers naturels était = à n(n+1)/2. J'ai montré ce théorème à mon prof de maths qui m'a accusé de l'avoir pompé dans un bouquin de terminale. Par la suite, toute mes petites découvertes sont restées secrètes. Mon parcours jusqu'à la terminale s'est ponctué de quelques rares notes excellentes relevant une moyenne médiocre. Je ne travaillais toujours pas et tout m'ennuyait. On m'a alors orienté fermement vers une terminale A (littéraire); je me suis opposé à cette décision et ai changé de lycée pour pouvoir faire une terminale C (scientifique), parce que je savais que les enseignants ne me comprenaient pas.

Mais ma moyenne en maths était de 6/20. Seul un 20/20 en fin d'année sur un devoir de logique ne demandant aucune connaissance et que j'avais traité d'une façon très originale m'a permis de redoubler ma terminale C. Cette année là, il y a eu un déclic, je ne travaillais toujours pas à la maison, mais j'étais un peu plus attentif pendant les cours de Maths et ma moyenne est devenue excellente; le prof de maths m'a alors conseillé de faire Maths Sup. Mais Quand on n'a pas appris à travailler, Maths Sup: c'est l'enfer. J'ai tenu 3 mois avec une moyenne de 14
et puis j'ai craqué à cause de la charge de travail.

L'université vers laquelle je me suis retranché n'était pas faite pour moi, étant donné une tendance plus que marquée à la dilettante. Mes études auraient du s'arrêter là, si une fois encore des tests de QI passés dans une société n'avait pas révélé mon potentiel. On m'a alors proposé de me payer des études universitaires. La première année, j'ai frolé la catastrophe avec une moyenne de 6/20 qui m'interdisait de poursuivre mes études; puis le dernier projet traité encore une fois d'une façon très originale et approfondie a fait changer mes enseignants d'avis. Par la suite, ayant légèrement muri, j'ai fourni le minimum de travail me permettant de concilier activité professionnelle et cours universitaires:
licence, maitrise et D.E.S.S d'Intelligence Artificielle m'ont permis de découvrir tout un champs d'activité pour lequel j'avais des affinités réelles.

Je ne citerais pas les exemples où j'ai particulièrement brillé pendant cette période, mais ils étaient tous exclusivement orientés vers l'univers logico-mathématique qui m'a permis de compenser largement les domaines plus traditionnels de l'informatique pour lequels j'étais plus que moyen. Plus j'avançais dans mon parcours universitaire et plus je prenais un réel plaisir à étudier; mais il m'aura fallu attendre si longtemps... Puis responsabilités familiales obligent, il m'a fallu arrêter et abandonner l'idée de faire de la recherche.

Aujourd'hui, mes aspirations professionnelles tendent vers les activités complexes dans lesquelles, je me sens beaucoup plus à l'aise que dans la routine; mais hélas, ces activités sont rares et je n'ai pas l'impression de m'épanouir pleinement en milieu professionnel.

Tout ceci, pour vous dire ce que je pense des tests de QI:
- Ils m'ont sauvé deux fois d'un parcours peu brillant promis par le système scolaire et m'ont permis d'accéder à une vie professionnelle raisonnablement intéressante (mais ça: c'est strictement personnel).
- Ils ajoutent une dimension supplémentaire très intéressante à l'appréciation des enseignants dans le sens où ils permettent d'étendre l'amplitude du champs de sollicitation des compétences. Un élève jugé médiocre par ses enseignants par rapport aux activités normalisées qui correspondent au programme scolaire de sa classe, pourra, au cours d'un test de QI, débrider complètement son potentiel et pouvoir enfin s'exprimer sans contraintes.
- Ils ne font peut-être qu'approcher une mesure d'une seule dimension des différents types d'intelligence, mais ils le font certainement très bien; et si ça ne suffit pas à balayer tous les arguments de leurs détracteurs, c'est que ces derniers ont de "bonnes" raisons certainement pas très avouables de s'opposer à leur justification.
- Ils ne fourniront pas une solution pour les enfants sujets à un ennui "morbide", mais permettront de mettre en valeur le faible pourcentage d'élèves (que je me garderais bien de quantifier ) qui s'ennuient à l'école parce qu'on les laisse végéter intellectuellement et qui n'apprennent pas le goût de l'effort car tout leur parait dérisoire...

Je crois que la plupart des enseignants, par naïveté où par manque d'expérience de ce qu'est la précocité intellectuelle ne sont, encore aujourd'hui, pas conscient des conséquences de leur attitude par rapport à un enfant précoce qu'ils ont ou n'ont pas détecté (de très sérieuses études mettent en valeur que très peu de précoces ne sont pas reconnus comme tels par leur enseignant, idem pour les non-précoces qui se voient injustement attribués cette étiquette et poussés en surrégime); et que étant donné que ce problème est statistiquement marginal, il n'est pas très démagogique d'essayer de lui trouver une solution.

Mais, bien sur, votre propre expérience de l'enseignement va certainement statistiquement à l'encontre de la mienne, et vous avez donc une position tout à fait différente par rapport aux tests de QI et à la précocité intellectuelle.
Je pense comprendre effectivement pourquoi ce débat se révèle souvent stérile, et je n'éprouve pas le besoin de convaincre qui que ce soit, juste celui de dire ce que je pense de cette problématique.

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